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Accueil > Recherche > Développements analytiques : biomolécules, biosourcés

Chimie et patrimoine

publié le , mis à jour le

Chimie et patrimoine

Coordinateur : Caroline Tokarski

Depuis des années, les objets d’Art et les vestiges archéologiques sont trouvés et étudiés, nous révélant à titre de témoin d’une époque, d’inestimables précisions historiques, socio-économiques et culturelles. Cependant, l’étude précise de la matière organique provenant d’échantillons du patrimoine culturel est un véritable challenge analytique.

En effet, les échantillons sont dénaturés pendant des années par les conditions extérieures et le vieillissement, la matière organique est incluse dans des structures complexes et la plus petite taille d’échantillon est nécessaire pour l’analyse afin de préserver l’œuvre. Nous proposons ici de nouveaux développements basés sur les techniques de protéomique et lipidomique hautes résolutions pour identifier précisément la matière organique présente dans les œuvres du patrimoine culturel. L’extraction des protéines ou des lipides de la matrice picturale ou du support archéologique représente une difficulté majeure.

En effet, les conditions d’extraction doivent garantir le maintien de l’intégrité physico-chimique de ces entités polypeptidiques ou lipidiques pour ne pas interférer sur les résultats et assurer l’obtention d’un maximum d’informations. En conséquence, l’optimisation des conditions d’extraction est réalisée à partir de peintures modèles formulées de compositions proches aux peintures anciennes ou à partir de céramiques modernes (élaborées avec un procédé ancien) imprégnées de matériaux protéiques et/ou lipidiques (poissons frais, huiles ou résidus archéologiques de poissons). Le processus analytique intégrant nanochromatographie et spectrométrie de masse de haute résolution est également optimisé pour l’analyse de très faibles quantités d’échantillons. Sur la base d’une collaboration étroite entre les conservateurs, les restaurateurs et les archéologues, pour la première fois, les espèces biologiques d’origine des protéines et lipides ont pu être obtenues à partir de quelques microgrammes d’échantillons anciens.